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  • LAURE PASQUIER

RETRAITE ET DÉCOUVERTES EN MOI

Mis à jour : il y a 20 heures


L'année 2020 a été riche en rebondissements, rencontres avec nos vieilles blessures, émotions refoulées. Mais aussi pour ma part remplie d'opportunités, puisque le confinement m'a permis l'écriture d'un livre ( Éditions Trédaniel ) qui paraîtra en Mars 2021.

Le deuxième confinement en automne est apparu en moi comme une opportunité de m'aligner, et d'aller me rencontrer profondément. Loin de la cohue, des médias, du bruit, et des différents débats. J'ai ressenti qu'il était encore plus important dans ces moments de ne pas se perdre. Et quoi de mieux pour se retrouver, pour s'entendre profondément que le silence?

J'ai donc décidé de partir seule, pendant 6 jours, dans un refuge non gardé du Ballon d'Alsace. Ni eau, ni électricité. Juste un poële à bois, des bancs et des tables en bois.... et une scie!


Avant de partir, j'ai tout de même fait un tour d'horizon via maps et satellite afin de vérifier que je trouverais une forêt à proximité pour le bois de chauffage, et une source pour avoir de l'eau potable.... Et il y avait tout à proximité de ce magnifique chalet. Une source à 4 km, et une forêt juste à côté du chalet.

Je prends donc le temps de lister le matériel nécessaire. Pas de livre, ni d'ordinateur. Le but étant d'être seule avec moi même sans les occupations habituelles. Un savon, une brosse à dents, des vêtements chauds, des allume-feu et des bougies. Pour l'alimentation j'emmène uniquement fruits et fruits secs, la nature m'apportera le reste, même si nous sommes en novembre.


JOUR 1

J'arrive sur place le dimanche matin. Je me sens comme une gamine, et en même temps j'ai des appréhensions. Je gare ma voiture, il me faudra deux aller-retour de 8 km chacun pour monter l'ensemble de mes affaires dans le chalet.

Le temps est superbe et me fait oublier le poids de mon sac à dos qui fait un peu plus du tiers de mon poids!





Le sentier pour rejoindre le chalet est magique, il traverse des pâturages, avec une vue panoramique sur les montagnes voisines.

Et j'aperçois enfin le chalet... Si si, regardez bien entre les arbres!

Après avoir remonté toutes mes affaires, ma première préoccupation est de trouver du bois pour me chauffer ce soir. Et en effet pendant la semaine, la température du chalet oscillait entre 8 et 12 degrés sans chauffage....

Je prends donc la scie qui m'attend au chalet.... et je pars à la recherche de belles bûches. Il y avait quelques morceaux laissés sur place par les derniers randonneurs, mais pas suffisamment pour me chauffer pendant une semaine. Je trouve un joli morceau de sapin, et là je commence à scier... ou plutôt à vouloir scier... Comment on fait pour utiliser une scie de bûcheron? J'ai l'habitude de tailler des arbres... mais de là à utiliser un scie pour des rondins c'est la première fois! Et je commence à scier, et je ne comprends pas! Je n'arrive qu'à pousser la scie, mais pas à la faire venir vers moi. Qu'à cela ne tienne! Je scie ma première bûche uniquement avec des mouvements en poussant... je ne vous dirai pas combien de temps ça m'a prit pour scier trois bûches, l'essentiel c'est que j'ai terminé avant que la nuit tombe!



Je pars cueillir des orties et une jolie coulemelle que j'avais repérée sur le sentier, et je rentre pour ma première soirée.

Récompense de la journée, un feu bon de bois! Je pose une casserole d'eau à chauffer pour me laver. Puis préparation du repas, soupe ortie / plantain / achillée millefeuille / coulemelle. Réellement une des meilleures soupe qu'il m'a été donné de goûter!


La fatigue arrive très vite ce soir là, je pars me coucher à 21H et me réveille le lendemain à... 9h45!


JOUR 2:

Réveil à 9H45 et 10 degrés dans le chalet! Je n'ai pas du tout envie de sortir de mon duvet! Je porte pourtant 2 pulls, un jogging et deux paires de chaussettes, mais au réveil ça fait vraiment juste!

Et par dessus le froid matinal il fait un temps terrible. L'orage a duré toute la nuit, les nuages sont très bas et la pluie incessante. Malgré tout, je dois partir à la source chercher de l'eau, et m'occuper de trouver du bois, encore plus par ce temps humide.


Bûcheronnage du matin.... avec quelques douceurs!

Je suis là, avec ma scie, et je décide de faire une pause. Malgré la pluie, les défis, je regarde la vue, la montagne, les arbres, et je me sens parfaitement heureuse. A ma place. Je ressens une vague d'émotions m'envahir. Sans trop savoir pourquoi, je me mets à pleurer, à sangloter. Pas de tristesse, ni quoique ce soit qui me perturbe. Je ressens que je libère des choses qui étaient enfouies en moi. Un véritable cadeau de bienvenue.


4 kilomètres de sentier m'amènent jusqu'à la source. Un très bel endroit, et une eau de montagne délicieuse! J'en profite pour cueillir des orties qui se trouvent sur place, et je repars...


Pas si vite que ça! Passage obligé.... et occupé par un magnifique jeune taureau.

J'ai beau faire de la communication animale, à ce moment là, je prie pour réussir à parler le Salers du premier coup!


JOUR 3:

Le ciel s'est apaisé, de jolies éclaircies apparaissent. 12 degrés au réveil dans le chalet, c'est la canicule!!

Troisième jour de bûcheronnage, et là je m'épate. Sans m'en rendre compte, les trois matins à utiliser la scie m'ont appris petit à petit à m'adapter. Les mouvements en aller retour deviennent faciles. Je sais comment tenir la scie. Et je me mets à faire des encoches pour faciliter le passage de la lame. Avec mes petits bras, je mets certainement plus de temps que la plupart des hommes, mais j'y arrive très bien. Ce que cela m'amène à comprendre, c'est qu'au moment où la vie nous met des challenge et que l'on n'a pas le choix que de les relever, une force en nous se réveille et nous permet de trouver des facilités d'adaptation. Une sorte de force ressource qui nous permet de faire ressortir de nouvelles capacités enfouies au fond de nous et qui ne demandent qu'à se remettre en route.

Avec en plus une vue pareil, le bûcheronnage devenait un plaisir!


L'après midi, je profite de mon départ pour la source pour agrandir mon trajet et partir me promener sur les nombreux sentiers de randonnée.




JOUR 4:

Aujourd'hui c'est décidé c'est ma journée! Il fait un temps exceptionnel! 14 degrés dehors au soleil... Mais 8 degrés dans le chalet au réveil....

Je commence cette belle journée par un petit déjeuner avec vue somptueuse...



Puis je décide de partir me promener et de faire un peu plus de 10 kilomètres pour découvrir un peu plus la montagne. Et aussi, je prends du temps pour faire une cérémonie d'offrande à Gaïa, afin de la remercier pour cette semaine où elle m'accueille en son sein.





Voici le lieu que je ressens propice pour cet instant d'offrande. L'énergie de cette pierre me plaît beaucoup. Je m'y installe en plein soleil, le moment est féérique. Je me sens apaisée, le soleil vient me réchauffer doucement. Après avoir transmis mes cadeaux, je reste un moment pour me mettre en lien avec le tout. Je vous transmets ma connexion de ce moment, et ce que j'ai ressenti en moi intensément:

"Je comprends maintenant l'importance de ressentir notre reliance intérieure. A la vie et à l'Univers, en regardant l'immensité de la montagne. Nous avons un pouvoir immense et infini. Et en nous vit une étincelle de force et de lumière qui ne demande qu'à agir. Agir c'est peut être juste faire un pas en avant. Puis se laisser complètement guider.

Laisser le déroulement de notre vie à la volonté de l'univers, et de ce qui est juste pour nous. Pas de ce que l'on croît juste. Mais de ce que l'univers sait qu'il est juste pour nous. La seule chose qui peut nous empêcher de nous laisser guider de cette façon, c'est de ne pas avoir confiance en la vie. Et si l'on retrouve cette confiance en ce qui est, alors les peurs diminuent, et même si elles sont toujours présentes, elles ne nous empêchent plus d'avancer. C'est à cet instant que l'on peut s'accomplir pleinement. Non pas ce que notre mental, la société, notre éducation ou nos croyances veulent que nous accomplissions. Mais ce que notre âme profondément est venue accomplir. La confiance signifie lâcher complètement le contrôle des évènements. Le contrôle que nous avons sur la vie. Et partir à la découverte de ce qui est encore inconnu pour nous, afin de rencontrer, dans cet inconnu

les possibilités d'aller vers le meilleur pour soi. Le premier pas sera peut être de se poser les questions suivantes. Qui suis je quand je n'ai plus rien autour de moi? Qui suis-je à l'origine? De quoi mon âme est faite? Qu'est ce qui me remplit de joie? Qu'est ce qui me fait vibrer? Quels sont mes rêves les plus fous?"

Je repars de cet endroit avec une multitudes d'ouvertures de conscience, d'appels, de choses à écrire. Ce sera donc le thème du jour suivant. Retranscrire les enseignements reçus.


JOUR 5:

Réveil sous 8 degrés dans le chalet. Il pleut, le temps est donc propice à l'introspection et aux enseignements. J'ai stocké suffisamment de bois en début de semaine, je resterai donc au chaud dans le chalet pour cette journée de centrage intérieur.


JOUR 6:

Les températures deviennent négatives à l'extérieur, je décide donc de repartir aujourd'hui sous un magnifique soleil. Je suis très émue en rassemblant mes affaires. Les 6 jours sont passés tellement vite. Je me suis rencontrée comme jamais je ne l'avais fait. J'ai pris conscience de mes limites, mais aussi de mes nombreuses ressources. J'ai aimé la nature... non je ne l'ai pas aimée, c'est bien plus que cela. J'ai été la nature pendant 6 jours. Sans aucune onde électromagnétique, aucune source de nuisance, de pollution ou de stress. Et pour m'accompagner, de l'air et de l'eau pure. De la sérénité, et un profond silence.

En démarrant ma voiture, je me suis machinalement regardée dans le rétroviseur, ça faisait presque une semaine que je ne l'avais pas fait. Je n'en suis pas revenue. J'avais perdu 10 ans! Ma peau était lisse, je n'avais plus aucune cerne. J'étais rayonnante. J'ai été très émue à ce moment, non pas d'avoir perdu 10 ans... même si c'est très flatteur! Mais de cette nouvelle prise de conscience sur l'impact de notre vie moderne, industrielle, polluée, stressante.

En une semaine mon visage respirait le bonheur et la fraîcheur. Alors que nous sommes habituées, et là je parle en tant que femme, à mettre des crèmes anti rides, anti cernes, anti fatigue, anti grise mine.... Le problème n'est pas quelle crème vous utilisez. Le problème n'est pas quel élément extérieur va gommer les signaux que votre corps vous envoie. La réelle problématique est quel impact a sur notre organisme notre mode de vie moderne?

Est ce que notre quotidien est réellement adapté à une vie saine? Quel équilibre pouvons nous apporter à notre quotidien dans notre alimentation, nos lieux de vie, nos rythmes de vies, et nos énergies environnantes?

Et si le début du bonheur, c'était de revenir à nos origines?



Laure Pasquier/ L'Origine de l'Être, le 20 novembre 2020

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